MyLinguistics - Marguerite Leenhardt's Web Log

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 10 juillet 2008

KoolTorch, une autre lumière sur les résultats des moteurs de recherche ?

KoolTorch est un moteur de recherche qui retourne des résultats en allant fouiller sur le Web (supputons Google) et sur Ebay.

KoolTorch.jpg

J'ai bien aimé l'idée de présentation des résultats. L'interface les présente de façon synthétique, regroupés par catégories : la fouille est mieux organisée pour l'utilisateur, qui peut accéder aux sous-catégories en cliquant dans les cercles. Une explication de l'utilisation est assez bien détaillée ici.

Ex_res

Mais on en revient toujours à la même question : sur quelle ontologie des domaines se fondent-ils pour établir leur catégories? Malheureusement, les informations sur le fonctionnement interne, au moins un petit papier pour aller un peu au-delà du cliquez ici et vous obtenez ça, est loin d'être monnaie courante. C'est fort dommage, certains utilisateurs aimeraient comprendre ce qu'il se passe lorsqu'ils cliquent sur un bouton!

mardi 8 juillet 2008

Privatisation des mots... ou la méconnaissance de la trademarkabilité

Les mots, objets rentables valorisés par leur relation au Web?

Le JdN annonce que la chaîne de caractères "Emailing" a été déposée à l'INPI par la société Ludopia Interactive, au même titre qu'un nom de produit ou de service. Curieuse idée...
Regardons de plus près : sur leur site, la page vantant leurs offres de marketing direct mentionne

Nous vous proposons une mégabase de plus de 500.000 internautes que vous pouvez joindre par email, courrier postal, SMS ou téléphone pour des opérations de Marketing Direct ou pour des Etudes de Marchés et enquêtes.

Tout de suite, ça se comprend mieux : je vends des emails, une partie de mon activité est donc de l'emailing; il est certain que la cible visée opèrera très facilement l'association entre les deux. Descriptif, quand tu nous tiens!

Observons ce qu'il advint d'un cas analogue relayé par Legalis.net, avec le mot e-learning :

Force est de constater que ce terme anglais, à défaut de mot français équivalent choisi par les autorités compétentes en la matière en France, s’est imposé dans le secteur concerné avec la rapidité qui caractérise la communication par les réseaux électroniques et qu’au début avril 2000, il ne présentait déjà plus de caractère distinctif suffisant pour pouvoir être admis comme marque, utilisé seul et de manière non figurative, pour désigner des services de formation en ligne. Admettre la protection d’une telle marque reviendrait à ouvrir à la société E-Learning la possibilité d’innombrables actions en contrefaçon contre les utilisateurs de ce terme dans le domaine de la formation à distance, ce qui serait absurde étant donné sa généralisation.

Il convient donc d’annuler, mais uniquement pour les services énumérés de la classe 41, l’enregistrement de la marque “E-Learning” déposée à l’Inpi par la société E-Learning. Conformément aux dispositions de l’article L. 714-3 du code de la propriété intellectuelle, la décision d’annulation a un effet absolu.

Si l'on remonte un peu le temps, d'autres maux mots du Web ont également fait l'objet de polémiques, comme l'explique Sandrine Chicaud de 01net.com. La liste s'allonge un peu, avec entreprenaute et web réputation...
Je vous invite à lire ceci pour davantage quelques précisions supplémentaires, et ne résiste pas à citer Sandrine Chicaud :

Les marques, c'est un métier.

Ce qui me fait une belle transition pour laisser la parole à Quensis, dont c'est justement le métier : j'ai tenu à laisser la parole à Jean-Philippe Hermand et Delphine Parlier, co-fondateurs de la société de création de noms de marques, que je remercie de leurs réflexions avisées. Lisons-les donc :

« L’exemple du dépôt d’E-Mailing par Ludopia Interactive est exemplaire de l’ignorance dans laquelle se trouvent de nombreuses sociétés en matière de droit des marques. Il faut savoir que les marques descriptives ne sont pas protégeables, parce que pas distinctives ; il suffira à quiconque d’établir que « e-mailing» est un terme générique passé dans le langage courant professionnel pour faire invalider la marque déposée par Ludopia. Nous sommes ici dans un cas de figure similaire à celui d’E-learning. Par ailleurs, il est important de comprendre que l’INPI n’a pas vocation à effectuer les recherches d’antériorités des marques. La responsabilité en incombe au registrant, en l’occurrence la société Ludopia, qui aurait dû faire les vérifications préliminaires. En conclusion, une société qui pense s’adjuger un avantage en déposant « e-mailing» et qui risque d’en être pour ses frais. Il eût valu qu’elle soit mieux conseillée ».

What else?

lundi 7 juillet 2008

Yoono, une extension Firefox communautaire qui marche?

Yoono

Les utilisateurs peuvent gérer tous leurs réseaux sociaux, communiquer par messagerie instantanée, découvrir et partager du contenu depuis une même interface.

Voilà pour le profil de cette extension Firefox, qui figure dans les pôles d'investissement d'AGF Private Equity. VnuNet donne plus de détails, dans cet article qui a déjà un mois d'âge.

"C'est un véritable navigateur social", affirme Pascal Josselin, PDG et co-fondateur de ce service Web 2.0

Partage automatique des vidéos YouTube, des photos Flickr, les adresses des sites enregistrés dans vos favoris, avec des restrictions de confidentialité dedans. Comment rendre une telle application lucrative?

La réponse dans la quote des propos rapportés par VnuNet :

"Nous sommes en contact avec Yahoo Europe pour monétiser notre toolbar", explique Pascal Josselin. "Nous allons leur envoyer des mots-clés, en fonction des centres d'intérêt de chaque internaute, et en retour Yahoo affichera une publicité ciblée en bas de notre toolbar."

Bonne idée, à plusieurs égards, mais... praticité pour la publicité? ceci est une question rhétorique

A voir : quelques avis de gens qui ont testé

mardi 1 juillet 2008

Slantly

Internet Broadcasting lâche en version bêta une plateforme de discussion online orientée opinion, Slantly.

slantly_logo

Nate Carlson, un des développeurs, en explique le principe sur son blog :

slantly is a site where you can post an opinion, and other people can either agree or disagree with it, and provide supporting arguments.

Fort bien. Il s'agit donc d'un espace où l'on a la possibilité de cliquer sur Agree ou Disagree pour exprimer un positionnement sur une assertion ou une question donnée. Binaire? Bien entendu : l'opinion est un observable tellement réductible...

Slantly_example

Un petit tour sur le Slantly Blog. En premier lieu, parce qu'il est toujours instructif de voir ce que l'on dit de soi-même, je recommande la lecture de ce billet, qui, vous en conviendrez, doit contenir la quintessence conceptuelle de cet outil : Five Ways Slantly Will Impact Modern Social Life... tout un programme.

Je relaie aussi un petit coup de com', ici, avec CNN et Fox 5 News.

Mis à part ça, j'ai tenté de tester les widgets disponibles, mais suis malheureusement tombée là-dessus :

widget-error

Au moins, on sait qu'il en devrait exister. On sait également que you can (...) refer the opinion to popular services such as Digg and Del.icio.us.

Pas étonnant, je dirais, mais on trouve parmi les billets quelques croustillantes assertions, du genre we’re using graphic visualizations and design cues to reinforce the positions users have chosen (...) Call it semantics, Conversation is such a natural activity, we often take for granted how difficult it can be to capture it artificially., what we came up with is a good compromise between performance and relevance.

Encore une magistrale quote; vous l'apprécierez indubitablement à sa juste valeur :

At the personal level you can take a look at an individuals profile and compare your voting records. In our next release we’ll be adding geographic distribution to the mix. So now you’ll be able to see what South Carolina, or for that matter any other state says.

Next, the world.

Retenons donc l'opacité ambiante sur la machinerie arrière, comme beaucoup actuellement qui s'annoncent sémantiques et traitant de l'opinion.

A lire : ce qu'en dit TechCrunch.

jeudi 12 juin 2008

TBL et al., le Web Sémantique rêvé les yeux ouverts et l'air sérieux

Quelques mots sur le très complet résumé de ReadWriteWeb sur le débat interactif The future of the World Wide Web, introduit par quelques banalités considérations de ce cher TBL, Mister Tim Berners-Lee.

You need to "disambiguate data". The AI approach puts burden on the software. The Semantic Web approach puts the burden on the data itself, so it's not about making smarter software - but smarter data.

Alors, ça sonne bien tout ça, mais je pose la question : comment transformer de la data en smarter data? Ah ben oui, avec des formats de standardisation imposés au marteau W3Cien pour faciliter la tâche de transmission de données à tout un chacun. Tout un programme :

"it's a huge cultural project" and is a long term goal

TBL faisant de l'épistémologie culturelle, pourquoi pas. Espérons simplement qu'il ne nous sortira pas un autre joli cake du four! En tous cas, il semble très au fait de la relativité linguistique :

there are different languages for different things

Un mot final, presque réaliste, toujours l'air sérieux, mais pas de TBL (dommage?) :

the Semantic Web won't capture the nuances of human interaction any time soon.

Eh ben franchement, lisez-ça pas du tout attentivement, on apprend plein de choses de ces circonlocutions réfléchies ...

page 2 de 2 -