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lundi 11 octobre 2010

Goggles jette le flou

Après sa sortie sur l'Apple AppStore cette semaine, Goggles est prétexte à l'expression de l'incompréhension de certains Google Fanboys sur la stratégie web mobile de ce dernier face à la pomme. Allons voir.

I don't get Google at all sometimes. Some of their apps like Google Maps and Google Goggles are actually better on the iPhone than on Android. If I were google, I would have purposely made the iPhone version slightly worse, which would make Android more appealing to current iPhone users.

Ce commentaire d'un internaute sur le post d'Engadget du 5 octobre dernier est un bon résumé de la réaction de certains à la parution de la news : Google Goggles reaches the App Store, only supported on iPhone 3GS and iPhone 4. Eh oui, parce que Goggles, dont on avait parlé en février dernier pour aborder des features de Traduction Automatique en prototypage, est une application vraiment très sympa.

Pourquoi Google irait-il donc donner ses perles aux suidés et qu'a-t-il donc fait de son bon sens concurrentiel ? Une part de la réponse est certainement dans ce commentaire, d'un autre lecteur d'Engadget

Google simply doesn't care. Google Goggles would ultimately send the users to Google's sites, which is the motive behind since the beginning. Remember, Android is free also. Frankly, I found it silly for a company to believe in such uncertain way of making profit, but hey, Google said it's already making a profit from Android, so who knows.

Sûr qu'avec les premiers retours sur le potentiel d'Android - sur lequel Jorodan de FrAndroid.com fait un point clair dans un billet d'août dernier en insistant sur le nerf de la guerre : Les utilisateurs Android sont plus rentables - la prairie de la pomme est un peu moins verte.

Le tout avec les compliments de NewsWeek, dont l'une des bonnes formules rend bien compte du petit changement de paradigme :

Apple’s momentum has stalled.

Hormis le fait que les équipes de com web globale qui n'ont pas encore l'Android sur le bout de la langue sont en retard, on peut continuer à se demander si la réponse d'Apple n'est pas dans son intérêt à ne pas éclater son identité et cela avant tout, pour faire contrepied au foisonnement des secteurs d'activité chez Google. Sans compter qu'un moteur custom Apple trouverait son public, une idée que je traîne depuis quelques temps et qui ne veut pas partir.

samedi 13 février 2010

Emulations et Google killing II

Le keynote 2010 de Steve Jobs inaugure un climax qui tiendra en haleine les webbeurs pour les semaines et mois à venir. Apple diversifie son offre avec sa tablette, mais ce que tient Steve Jobs en main n'est peut-être rien de plus qu'un arbre qui cache la forêt. Allons donc nous promener dans les bois, là où s'augure une guerre de territoires bien plus globale qu'il n'y paraît. Cela va ressembler à une partie de Risk en live et en 3D...

Un des grands maux de la Pomme ? Ne pas souffrir de se faire croquer un autre morceau par l'arrivée du Google Phone. Car c'est bien là le grand malheur de ce beau fruit : alors que la concurrence s'intensifie sur le marché des terminaux dédiés au web mobile, Apple offre encore au moteur de recherche de Mountain View une superbe fenêtre d'exposition. Les iPhoners passent, entre autres, par Google Search pour explorer le web, tandis que Google structure une flotte de terminaux mobiles à sa couleur, qui confine les utilisateurs dans GoogleLand! Déloyale concurrence, n'est-il pas ?

Et pourtant, Steve Jobs pourrait rendre la monnaie de leur pièce à Larry Page et Sergey Brin.

Réfléchissons-y un instant. Tout d'abord, les fonctionnalités de recherche de contenus sous Mac OS X sont extrêmement robustes. La solution d'indexation et de recherche de ce système d'exploitation permet déjà d'outrepasser des verrous, tels que le passage de la recherche plein-texte à la recherche de contenus multimédia. Ensuite, la popularité croissante d'Apple, qui entraîne de plus en plus le grand public, assure à la Pomme une très forte pénétration du marché. Troisième point, la fidélisation d'au moins 75 millions d'utilisateurs emportés par Mac OS X si Wikipédia ne ment pas via les différents terminaux (iPhone, iPodTouch, postes fixes, et maintenant l'iPad) offre un pool de cibles qualifiées plutôt très étendu. Enfin, les applications iPhone, notamment, constituent une entrée privilégiée sur les données utilisateurs, donc sur l'étude et l'évolution des moeurs sociodigitales.

Après cet instant de réflexion, on distingue un peu mieux ce qui se trame dans la forêt, n'est-il pas ? Un Apple Search, pardi! L'idée n'est pas si farfelue, et le temps infirmera (ou pas) si la Pomme entre dans la guerre des Search Engines. Ce me semble en tous cas une perspective logique, dont le nez fin de Steve Jobs n'a pu manquer les effluves.