laissent à penser que l'arrivée sur le marché des technologies de TAL (Traitement Automatique des Langues) annonce celle de réponses plurielles à des besoins industriels importants. On the cusp, belle forme parabolique. Fort bien.

Semantic science is being productized, differentiated, invested in by mainstream players and increasingly sought after in the business world

Je tique sur ce semantic science qui sent très fort la présentation commerciale, mais ce qui est dit ensuite n'est pas faux; c'est même très vrai : la demande existe, la technologie peut envisager de quitter les laboratoires pour arriver en contexte industriel, les formations universitaires doivent donc être reconnues à leur juste valeur.
Au-delà de la très aguicheuse quatrième section intitulée Who should read this report, qui fera en 38 pages un état de l'art profitable aussi bien aux business managers and strategists qu'aux software engineers, je laisse Marshall Kirkpatrick plier l'affaire de son excellente formule :

In fact, while Provost has glowingly positive things to about all the companies he surveyed, the absence of engagement with any of their shortcomings makes the report read more like marketing material than any objective take on what's supposed to be world-changing technology.

En effet, le champ couvert par les exemples relève surtout de la gestion d'information et d'outils permettant l'association de métadonnées aux documents, le tout dans un packaging qui tient plutôt de l'outil de travail collaboratif que d'un outil sémantique. A cet égard, la présentation d'Anzo, un module Excel développé par l'Université de Cambridge, apporte de l'eau à notre moulin.

Ce rapport me semble illustrer l'un des écueils liés à l'émergence de cette industrie : le flou autour d'un ensemble de technologies expérimentales à fort potentiel lucratif, avec des cahiers des charges encore mal définis, où les sites des entreprises citées exhibent plutôt de beaux schémas qui bougent et un panneau de success stories, que leurs papiers de recherche...